Prévention

Comment gérer les impacts psychosociaux liés à l’épidémie de COVID-19 ?

Depuis plusieurs mois, le temps est comme suspendu et on se demande si l’été est un moment de répit avant une potentielle 2ème vague. Que vous soyez de nature stressée ou non, l’épidémie de COVID-19 a forcément eu (voire, a toujours) des impacts dans votre vie ou sur votre moral. On a tendance à les sous-estimer, mais ils peuvent être conscients ou inconscients, émotionnels, physiques ou comportementaux. Ils peuvent également se manifester dans plusieurs semaines ou mois. Comment gérer ces impacts psychosociaux liés à l’épidémie de COVID-19 dans notre vie quotidienne ? Voici quelques conseils.

 

Quels sont les impacts psychosociaux de l’épidémie de COVID-19 ?

Le confinement et la période actuelle liée à l’épidémie de COVID-19 nous a tous impacté, et nous impacte d’ailleurs toujours, à des degrés différents.

 

Augmentation du nombre de personnes contaminées et des décès, confinement, distanciation, télétravail, chômage partiel ou arrêt complet, reprise du travail, impact économique, libertés restreintes, changement de nos habitudes de vie… Nous avons tous connu un stress face à cette situation anormale, ou de l’anxiété face à cette menace inconnue.

D’ailleurs, peut-être que l’anxiété est toujours présente face à l’inconnu : connaîtrons-nous une deuxième vague ? doit-on s’attendre à un deuxième confinement ?

 

Certains d’entre nous ont aussi été sujets à une déprime pendant cette période hors du temps. Parlons-en du temps : il file à une vitesse et nous en perdons parfois la notion, lié aux changements dans nos habitudes de vie. Déjà le mois d’août ?!

 

Les informations en continu ne nous ont pas épargnés, et, l’isolement social a pu être brutal. Aujourd’hui encore, les mesures de distanciation physique nous mettent mal à l’aise et peuvent nous donner l’impression de ne plus être aussi proche de notre famille ou de nos amis.

 

Ces sentiments se manifestent différemment d’une personne à l’autre, consciemment ou inconsciemment, à des degrés d’intensité différents. Nos réactions peuvent être physiques, émotionnelles ou comportementales : difficultés à dormir, fatigue, maux de tête, problèmes de peau, courbatures, troubles de l’alimentation, inquiétude pour notre santé ou pour notre entourage, irritabilité, difficultés à supporter les autres ou à se concentrer, pessimisme quant à l’avenir, moins d’entrain…

 

Ces réactions sont naturelles, et sont une réponse au stress provoqué par une situation imprévisible et incontrôlable.

 

De plus, ces émotions sont amplifiées si nous avons été atteints par le COVID-19, plus ou moins gravement.

 

Malgré toutes ces émotions et ces impacts négatifs sur votre vie, votre moral et votre corps, vous avez les ressources pour vous adapter à cette situation, voire même pour en tirer du positif.

 

 

 

Prenez soin de vous

 

Informez-vous… mais point trop n’en faut !

Continuez de vous informer, sur l’évolution de la situation et des mesures pour lutter contre le virus. Mais prenez du recul. Limitez votre temps d’information. Elles ont leur part de responsabilité quant aux impacts psychosociaux liés à l’épidémie de COVID-19.

 

Si vous êtes de nature anxieuse, laissez tomber les chaînes d’informations en continu et même les journaux télévisés du soir. Si vous voulez vous informer, cherchez vous-même cette information, au moment où vous l’aurez décidé. Et ce, auprès de sources fiables, telles que les points de situation du gouvernement ou de Santé Publique France.

Méfiez-vous des rumeurs – le téléphone arabe a un pouvoir d’interprétation et de stress extraordinaire, et des nouvelles qui font le buzz – non prouvées ou provenant de sources douteuses.

 

Écoutez-vous

Ni vous ni personne ne peut contrôler la situation actuelle. La première chose à faire est donc de l’accepter.

Soyez attentif à vos émotions et à vos réactions physiques ou comportementales. Elles sont peut-être dues à la situation d’épidémie de COVID-19. Exprimez-les à un proche qui les comprendra, ou à travers un loisir qui vous fait du bien.

Pour prendre le temps de vous écouter, rien de mieux que la méditation. En quelques jours de pratique, elle sera une nouvelle habitude.

 

Si le stress ne diminue pas, et que vous avez des troubles du sommeil ou des nausées, des pensées négatives, le besoin de prendre des médicaments, que vous vous sentez débordé au quotidien ou paniqué, etc., rapprochez-vous de votre médecin ou d’un psychologue, selon votre situation. Acceptez l’aide disponible.

 

Exprimez-vous

Si vous en ressentez le besoin, parlez à un proche de confiance, qui a une oreille attentive et empathique.

N’hésitez pas à parler à un psychologue ou un coach de vie, qui sera neutre, vous écoutera et vous accompagnera pour lever vos blocages et souffler.

De plus, des groupes de soutien ont vu le jour dans certaines villes, renseignez-vous.

 

Distanciation ne veut pas dire isolement, et le soutien de vos proches ou d’une personne extérieure peut faire la différence sur votre moral et votre santé.

 

Profitez

Pour beaucoup, le confinement a été propice à la découverte d’un nouveau loisir. Et vous ?

Sport, yoga, musique, cuisine… faites-vous plaisir pour évacuer le stress. Profitez de ces moments rien qu’à vous, en apprenant de nouvelles choses.

Accordez-vous des petits plaisirs : déguster un bon repas, prendre un bain, lire, regarder un film, faire une sieste, lézarder dans le canapé ou le soleil…

 

Découvrez les plus beaux endroits près de chez vous

La France regorge de beaux endroits, et on parie que beaucoup d’entre eux sont près de chez vous ! Profitez du week-end et du soleil pour faire une escapade. Procurez-vous un guide qui recense les visites et balades à faire dans votre région.

 

Passez du temps avec vos proches

Le confinement, malgré ses apéro-visio, a impacté notre vie sociale et nous a isolé de notre famille et de nos amis. Passez le plus de temps possible avec eux, en petit comité. D’autant plus que l’été est propice aux repas et balades ensoleillés.

Passer du temps avec les gens qui vous font du bien est un bon remède pour diminuer les impacts psychosociaux liés à l’épidémie de COVID-19.

 

Reprenez le travail sereinement

Que vous ayez été au chômage partiel ou en arrêt complet, ce fut un changement brutal dans vos habitudes de vie, à l’origine d’impacts psychosociaux non négligeables. Tant moralement qu’économiquement. Le retour au travail, qu’il soit au bureau ou chez vous, est, de nouveau, un changement. Il peut être difficile de reprendre le travail.

 

Vos inquiétudes d’un risque de transmission, d’un impact économique, d’une insécurité d’emploi, ou d’une surcharge de travail pour « rattraper » l’activité sont légitimes.

Si vous êtes en télétravail, vous pouvez avoir l’impression que votre équipe n’est plus aussi soudée qu’avant, qu’on vous implique moins ou que vous-même vous sentiez moins impliqué. D’ailleurs, certains ont profité du confinement pour développer un projet, se remettre en question ou changer de voie.

 

Le meilleur moyen de lever ces peurs et obstacles : communiquer.

Échangez en toute transparence avec votre manager. Vous pouvez aussi prendre les devants : proposez des temps pour échanger sur les impacts psychosociaux liés l’épidémie de COVID-19 et les ressentis de chacun. C’est aussi l’occasion de réfléchir à une nouvelle organisation de travail ou de communication.

 

Vous êtes manager ?

Votre rôle est d’expliquer et de rassurer sur les conditions de travail et la protection de la santé, tout comme faire appliquer les mesures d’hygiène.

Créez un climat positif pour renforcer la cohésion d’équipe, que cela soit sur le lieu de travail ou en télétravail. De nombreux outils existent pour faciliter la communication à distance. Pour autant, évitez de multiplier les appels et réunions, qui peuvent être perçus comme un contrôle et qui sont anxiogènes.

Le télétravail présente de précieux avantages comme le gain de temps dans les transports, une meilleure qualité de vie, et souvent un engagement plus important des salariés. Cependant, il a quelques inconvénients comme l’augmentation du temps et de la charge de travail, la difficulté à couper et l’hyper-connectivité, risquant un burn-out.

 

N’hésitez pas à organiser des temps d’échanges pour partager, recueillir et comprendre les inquiétudes liées au bien-être et aux conditions de travail. Vous pouvez d’ailleurs y impliquer le médecin ou l’infirmière du travail.

Communiquez de façon transparente sur les changements de l’entreprise, et notamment si certains signalent des symptômes évocateurs du COVID-19. À ce sujet, vous pouvez proposer des dépistages, pour rassurer.

 

De plus, si le télétravail est de mise, veillez à ce que vos équipes adoptent les bons gestes pour préserver leur santé et prévenir les douleurs musculaires éventuelles. Informez-les sur ces risques et sur l’importance de déconnecter.

 

Un travail efficace, qui plus est lors d’une reprise d’activité, passe par le bien-être des salariés. Les impacts psychosociaux liés au COVID-19 sont à prendre en compte pour une reprise sereine de l’activité, tout comme la gestion du risque de transmission, qui rassurera vos collaborateurs. Une communication transparente sur l’évolution de l’activité et l’organisation y contribuera également.

 

Faites-vous dépister pour vous protéger et protéger vos proches du COVID-19

Pour limiter la propagation du COVID-19, les 2 stratégies que nous avons adoptées en France sont : le respect des mesures barrières et le dépistage.

 

Des campagnes de dépistage sont organisées un peu partout en France. Vous pouvez recevoir un courrier chez vous ou un mail de l’assurance maladie. Il est important de réaliser ce test.

 

Aussi, vous pouvez également réaliser un test sérologique pour savoir si vous avez contracté le virus auparavant.

 

Bien sûr, si vous avez un doute, si vous ressentez des symptômes évocateurs du COVID-19, contactez votre médecin traitant. Il vous prescrira un test de dépistage. Il vous questionnera probablement sur les personnes que vous voyez au quotidien. L’assurance maladie se chargera alors de les contacter pour leur proposer un test.

 

Enfin, continuez à appliquer les gestes barrières : port du masque, distanciation physique, lavage des mains… L’afflux et les décès sont moins importants dans les hôpitaux, car notre système de santé est à présent organisé. Pour autant le virus est toujours présent, et, tant qu’un vaccin n’est pas disponible, il vaut mieux rester vigilant, on ne sait pas ce qu’il nous réserve à l’avenir.

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