Prévention

Maladies cardiovasculaires : 5 habitudes pour préserver votre cœur

Malgré une certaine stabilité, voire un recul, depuis quelques années grâce aux campagnes de prévention, les maladies cardiovasculaires sont encore la 1ère cause de mortalité dans le monde (la 2ème en France). Pourtant, il est possible de prévenir nombre d’entre elles, grâce à des habitudes de vie saines. Oui, plus facile à dire qu’à faire, mais nous sommes là pour vous aider à aller dans la bonne direction.

 

Que sont les maladies cardiovasculaires ?

Les maladies cardiovasculaires constituent la 1ère cause de décès chez les femmes, la seconde chez les hommes. Le nombre de personnes atteintes a tendance à augmenter avec le vieillissement.

 

Les maladies cardiovasculaires sont des troubles qui affectent le cœur et les vaisseaux sanguins. Elles sont provoquées par un dépôt de gras sur les parois internes des vaisseaux sanguins. C’est ce qu’on appelle l’athérosclérose.

 

Elles regroupent :

  • Les cardiopathies coronariennes : les vaisseaux sanguins qui alimentent le muscle cardiaque sont altérés.
  • Les maladies cérébro-vasculaires : les vaisseaux qui alimentent le cerveau sont touchés. Le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) est alors élevé.
  • Les artériopathies périphériques, qui concernent les vaisseaux des jambes.
  • Les cardiopathies rhumatismales, qui touchent les muscles et valves cardiaques.
  • Les cardiopathies congénitales, qui sont généralement dues à une malformation du cœur dès la naissance.
  • Les thromboses veineuses et embolies pulmonaires : les veines des jambes sont obstruées par un caillot sanguin, qui peut parfois migrer vers les poumons et le cœur.

 

Ainsi, les personnes souffrant d’une maladie cardiovasculaire ont un risque élevé d’infarctus, d’AVC, d’insuffisance rénale chronique ou cardiaque, de troubles de la vue, etc.

Selon Santé Publique France, les hospitalisations pour infarctus ont augmenté de 25,2% chez les femmes de moins de 65 ans entre 2002 et 2013. De même, les hospitalisations pour AVC ont augmenté de plus de 16,3% et 13,3% respectivement chez les femmes et les hommes de moins de 65 ans, durant la même période.

 

D’ailleurs, un infarctus ou un AVC peut être le signe d’une maladie cardiovasculaire sous-jacente.

 

Quels sont les facteurs de risques des maladies cardiovasculaires ?

Ces maladies sont la conséquence de plusieurs facteurs de risque combinés :

  • L’hygiène de vie : tabagisme, alimentation déséquilibrée, sédentarité et manque d’activité physique, abus d’alcool, stress et anxiété
  • Le vieillissement : le risque augmente avec l’âge
  • Le sexe (les maladies cardiovasculaires sont 1ère cause de mortalité chez la femme)
  • Les antécédents familiaux
  • Les facteurs de risque dits intermédiaires :
    • l’hypertension artérielle : le cœur fatigue car il travaille plus
    • le diabète : l’excès de glucose endommage les parois des artères
    • l’hypercholestérolémie : le cholestérol s’accumule sur les parois des vaisseaux sanguins, sous forme de dépôts graisseux, ce qui ralentit la circulation du sang
    • l’obésité

 

Toutefois, les maladies cardiovasculaires ne sont pas une fatalité, il est possible de s’en prémunir.

 

Comment prévenir l’apparition d’une maladie cardiovasculaire ?

Si l’on ne peut agir sur l’âge, ni sur le sexe, ni sur les antécédents familiaux, on peut toutefois agir sur les autres facteurs de risque, en changeant nos habitudes de vie.

 

En effet, la prévention des maladies cardiovasculaires passe par un changement des comportements quotidiens, et notamment grâce à une bonne hygiène de vie.

Une alimentation équilibrée, la pratique d’une activité physique régulière, l’arrêt du tabac, la diminution de la consommation d’alcool, la diminution du stress, sont autant d’actions à mettre en place progressivement dans son quotidien pour être en bonne santé.

 

Maintenez une alimentation équilibrée

Une mauvaise alimentation peut être à l’origine d’un surpoids voire d’une obésité, ou d’un diabète de type 2, pouvant entraîner à terme des complications cardiovasculaires.

 

Vous connaissez très certainement le slogan « Mangez 5 fruits et légumes par jour » pour l’avoir vu passer en boucle dans des publicités. Mais il peut être difficile de changer son alimentation, en ayant l’impression que ces « 5 fruits et légumes » auront moins de saveur.

 

Tout l’art réside dans la rééducation de son palais, et dans un changement pas à pas. Il n’y a pas de régime alimentaire miracle. Il s’agit plutôt de manger de tout, en petites quantités.

Réduisez progressivement l’apport en sel, que l’on retrouve en trop grandes quantités dans les produits transformés et plats préparés. Limitez petit à petit ces produits trop salés et trop sucrés.

 

Le Nutriscore, présent sur plus de 20% des aliments vendus, vous aidera à savoir ce qui est bon pour vous, tout comme les recommandations de mangerbouger.fr.

 

Pratiquez une activité physique régulière

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit l’activité physique comme « tout mouvement corporel produit par les muscles, qui requiert une dépense d’énergie ».

Ainsi, chaque mouvement que vous réalisez, qui entraîne une dépense d’énergie plus élevée que celle au repos, est une activité physique.

Concrètement, faire du ménage, jardiner, monter les escaliers, se rendre au travail à pieds, etc., sont autant d’activités physiques.

 

Nous ne sommes pas faits pour rester sédentaires. Une activité physique régulière permet à nos muscles, nos articulations, notre cœur et à nos autres organes de travailler et ainsi de se maintenir en forme.

 

Pas besoin de courir un marathon. L’équivalent de 30 minutes de marche par jour peut suffire à diminuer le risque de maladie cardiovasculaire (et cela vaut pour bien des maladies).

À chacun de trouver l’activité qui lui convient. Et, encore une fois, l’idée est de renouer progressivement, si ce n’est pas votre fort.

 

Apaisez votre stress

De nos jours, nous avons tendance à avoir un rythme effréné, nous jonglons sans cesse entre vie professionnelle et vie personnelle. Nous pouvons alors nous mettre une pression considérable, jusqu’à parfois ne plus en dormir la nuit. Chacun d’entre nous connaît des périodes de stress plus ou moins intenses.

 

Cependant, nous avons aussi tendance à sous-estimer l’impact de ce stress au quotidien, dans nos relations aux autres et sur notre santé mentale et physique. De plus, certaines personnalités sont plus sujettes au stress.

Un stress continu aura des manifestations émotionnelles, mentales et également physiques, telle qu’une augmentation de la glycémie et de la tension artérielle.

 

Il est donc nécessaire d’apaiser son stress. Comment ? Tout d’abord, en apprenant à le reconnaître lorsqu’il s’installe, et à l’accepter. Relativiser sera ensuite plus simple, voire, vous pourrez le transformer en énergie positive.

Si vous êtes d’une nature stressée, n’hésitez pas à consulter un psychologue. En parler, c’est déjà un pas vers votre bien-être.

 

Dites stop au tabac

Si fumer fait partie intégrante de votre mode de vie, arrêter sera plus facile à dire qu’à faire, on vous le concède.

Mais toute raison est bonne pour dire stop au tabac. Parmi elles, vous diminuez le risque de faire un infarctus. En effet, le tabac favorise le rétrécissement des artères, la formation de caillots sanguins, provoquant des troubles du rythme cardiaque.

 

Arrêter de fumer est un processus, qui prend du temps.

La première étape est de définir vos motivations : pourquoi voulez-vous arrêter de fumer ? La seconde est de faire un point sur votre consommation : quelle est votre relation à la cigarette ?

 

Quand vous aurez conscience de la place que prend la cigarette dans votre quotidien, et de votre réelle motivation pour arrêter, choisissez comment vous allez de faire. Ce processus est le vôtre, vous allez à votre rythme, en vous écoutant et en vous informant sur l’impact de ce sevrage tabagique. Car oui, vous ressentirez les effets émotionnels et physiques de cet arrêt progressif. Alors, entourez-vous, félicitez-vous pour chaque étape franchie et déculpabilisez. Le sevrage est progressif, une rechute n’est pas un échec mais le chemin vers un arrêt définitif.

 

Profitez donc de l’opération #MoisSansTabac en novembre, pour vous faire accompagner, tout du moins vous entourer de personnes qui sont dans la même situation que vous.

 

Aussi, nous vous donnons 8 premiers conseils pour arrêter de fumer.

 

Diminuez votre consommation d’alcool

Tout comme le tabac, une consommation excessive d’alcool peut entraîner une maladie cardiovasculaire. Le risque d’hypertension n’est pas anodin, et peut conduire à un infarctus.

De plus, la combinaison d’alcool et de tabac augmente ces risques.

 

L’alcool, et notamment le vin, est l’un des symboles qui font la renommée de la gastronomie française. Pour beaucoup d’entre nous, le traditionnel verre d’alcool accompagne un bon plat.

Mais, lorsqu’il est consommé en trop grandes quantités, la notion de plaisir peut disparaître pour laisser place à une dépendance, souvent insidieuse. À terme, les effets négatifs sur notre quotidien, notre relation aux autres et notre santé sont inéluctables.

 

Alors, agissez dès maintenant, et gardez le contrôle sur votre consommation d’alcool :

  • ne dépassez pas 1 à 2 verres par jour, avec 2 jours minimum d’abstinence
  • buvez lentement, en mangeant et en alternant avec de l’eau
  • interrogez-vous : s’agit-il d’un plaisir ?
  • passez une soirée sans boire d’alcool – vous passerez une toute aussi bonne soirée 😉

 

C’est quoi une consommation raisonnable ? Rendez-vous sur Alcool Info Service pour en savoir plus.

 

Formez-vous aux gestes de 1ers secours

En France, on estime à 40 000 le nombre de morts subites par an, dues à un arrêt cardiaque, dans un endroit public. Or, les chances de survie sont plus élevées lorsqu’un massage cardiaque est pratiqué par un témoin.

 

Nous pouvons tous être confrontés, un jour ou l’autre, à une situation d’urgence en pleine rue, sur notre lieu de travail ou chez nous. Nous sommes tous capables d’agir de façon déterminante pour la personne en danger, grâce aux gestes qui sauvent : appeler, masser, défibriller. Des gestes essentiels et simples, qui peuvent sauver des vies.

 

Comment ?

  • Vous voyez un passant se plaindre d’une douleur dans la poitrine ? Il semble avoir des difficultés à respirer ? Il fait peut-être un malaise cardiaque. Posez-lui des questions sur ce malaise et rassurez-le. Aidez-le à s’asseoir ou à s’allonger, selon ce qui lui convient et alertez les secours.
  • Si vous êtes face à une personne inconsciente, vérifiez qu’elle respire et libérez ses voies aériennes en basculant sa tête en arrière et en soulevant son menton. Tournez-la sur le côté, en position latérale de sécurité et alertez les secours.
  • Si cette personne ne respire pas, elle est peut-être victime d’un arrêt cardiaque. Appelez immédiatement les secours. Puis exercez 30 compressions thoraciques au centre du thorax suivies de 2 insufflations en bouche-à-bouche. Continuez jusqu’à l’arrivée des secours. Si un défibrillateur est à votre portée et que la réanimation manuelle n’a pas fonctionné, utilisez-le en suivant les instructions indiquées sur l’appareil. Dans la rue ou dans un établissement recevant du public, vous aurez accès à un défibrillateur automatisé externe.

 

Vous pouvez apprendre ces gestes grâce à la formation aux premiers secours (dite « PSC1 »), délivrée par des associations agréées. Retrouvez sur le site du gouvernement l’ensemble des organismes pouvant vous former aux premiers secours.

Se familiariser avec ces gestes de premier secours est aussi un bon moyen de lutter contre les maladies cardiovasculaires 😉

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