Environnement

« Manger mieux » pour protéger notre santé et notre planète ! 

Manger mieux pour la santé

Le « manger mieux » est un concept très actuel ! Entre convictions, prises de consciences autour de la santé environnementale… Chacun à des raisons de manger mieux ! Toutes ces solutions sont bonnes pour le corps et pour la planète ! Alors, comment manger mieux ? Quels impacts nos choix alimentaires ont sur l’environnement et notre propre santé ? Réponses dans cet article !

« Je mange donc je suis »  

Il ne suffit pas de manger équilibré pour « mieux manger », un repas composé de légumes, de viande et de riz par exemple semble équilibré. Cependant, si les légumes sont issus d’une culture de masse avec des pesticides, des contaminants et des accélérateurs de croissance, que la viande est issue d’un élevage intensif où les animaux sont mal nourris, sous antibiotiques et n’ont jamais vu la lueur du jour et que le riz est issu d’un export polluant, cela fait moins rêver !  

C’est vrai, la qualité des produits de l’assiette est toute aussi importante que son équilibre !  

Prenons un autre exemple, vous accompagnez vos légumes d’un jambon industriel, votre apport calorique reste correct, mais saviez-vous que l’OMS a prouvé que les viandes transformées comme la charcuterie sont potentiellement cancérigènes ?  

Il ne s’agit pas ici de vous faire culpabiliser, ou de vous dire qu’il ne faut plus rien manger. Néanmoins, Le choix de vos produits est important pour votre santé. Et qui plus est, cela sera meilleur pour la planète !  

Ainsi, il ne suffit plus de consommer ce qui semble équilibré mais ce qui est bon pour le corps et la planète. On pourrait commencer par combattre le cliché de l’assiette toujours composée de viande, de légumes et de féculents. En effet, une trop grande consommation de viande rouge favorise l’apparition de maladies chroniques comme le diabète, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires… N’oublions pas non plus le désastre écologique qu’est l’élevage intensif d’animaux ! Les conditions d’élevage intensifs sont inacceptables pour le bien-être des animaux et qui plus est dénature le but premier de cette activité : récolter des produits nourrissants. Les qualités nutritionnelles sont amoindries, affaiblies, la viande est de moins bonne qualité… De plus, les animaux dans ces élevages sont souvent nourris avec des produits accélérant leur croissance et leur masse pour avoir un meilleur rendement, sans regard sur les conséquences que cela peut avoir sur leur bien-être et sur l’environnement.  

Une vidéo pour mieux comprendre :

Le manque de temps, la surconsommation… Les plats cuisinés industriels sont souvent la voie de la facilité et remplissent les rayons. Cependant, ils sont remplis d’additifs, de produits non sains, de contaminants chimiques. Ainsi, ils sont tout aussi chers que des produits sains mais beaucoup moins nutritifs.  

Ce gain de temps est contré par la dégradation que provoque ces produits ! En effet, plus un produit est transformé, plus sa production coûte en transport, en eau et en gaz à effet de serre, sans compter la dégradation des sols et la déforestation. Imaginez ce qu’on pourrait économiser sans emballages et sans transformation ! Très certainement, un meilleur capital santé, le coût des transports… tout en mangeant des produits issus de productions locales ! Celles-ci sont généralement respectueuses de l’environnement, du bien-être animal et produisent des denrées de qualité tout en respectant le cycle des saisons. En effet, la culture de la terre oblige à respecter une certaine rotation, une sorte de planning que respectent les agriculteurs pour obtenir de meilleurs aliments et diminuer la dégradation des sols.   

Vegan, végétarien, flexitarien … Qui a raison ?  

Le végétarisme n’est pas une nouveauté puisqu’il existe depuis l’antiquité. Mais aujourd’hui, ces régimes alimentaires alternatifs sont de plus en plus présents, au restaurant, dans les allées des supermarchés, et ce, pour de nombreuses raisons. Il peut s’agir de motivations religieuses, d’une volonté de perdre du poids ou par conviction pour améliorer son impact environnemental mais aussi à la suite d’un élan de prises de conscience face aux dangers de l’environnement.   

Un peu de vocabulaire :  

Quelle différence entre végétarien et végétalien ? Une simple lettre ? Et non, bien plus ! Tout d’abord, le végétarisme est un régime alimentaire sans viande. Il est l’objet de plusieurs variantes telles qu’avec ou sans œufs, avec ou sans produits laitiers ou encore avec ou sans poisson. Tandis que le végétalisme est un régime alimentaire sans produits d’origine animale (sans lait, sans viande, sans miel, sans œuf, sans poisson).  

Le végétalisme ressemble beaucoup au véganisme. Cependant, les personnes adoptant le style alimentaire végan, car c’est aussi un mode de pensée, font le choix de ne consommer aucun produit issu des animaux que ce soit la viande, le lait, les graisses ainsi que d’utiliser leur peau et fourrure (comme le cuir et la laine par exemple).  

Ces trois régimes alimentaires trouvent des alternatives dans les végétaux et réussissent à imiter les plats avec de la viande ou du fromage par des smillés à base de soja, de mélange de légumineuses.  

Enfin, le terme flexitarisme est un mode de consommation de plus en plus populaire. Il ne supprime pas la viande de l’alimentation mais réduit sa quantité en préférant sa qualité. Le flexitarien choisit aussi d’inclure des produits de saison et locaux dans son alimentation.   

végan, végétarien, fléxitarien

Tous ont un peu raison, et il s’agit avant tout d’adopter le mode de consommation qui vous convient le mieux au regard de vos convictions. Certes, la cuisine traditionnelle est remplie de recettes à base de viande et cette consommation presque abusive est ancrée dans notre patrimoine. Même si cela semble compliqué au premier abord de contrer cette tradition, il existe de nombreuses solutions pour « manger mieux » comme manger moins de viande, plus local ou du fait maison à la place des plats cuisinés trop gras et trop salés. 

Attention aux clichés du « manger mieux » !  

Beaucoup de clichés et stéréotypes tournent autour de l’alimentation. Voici certains d’entre eux qu’il est facile de déconstruire.  

« Viande = protéine » 

Les préjugés sur la consommation de viande sont nombreux, vous avez sans doute déjà entendu « Je ne suis pas une vache, je ne mange pas de l’herbe », « pour avoir des muscles, il faut manger de la viande »… Et tant d’autres ! C’est ce que la WWF appelle des « meathos », contraction de meat (viande en anglais) et mytho (expression familière signifiant « mensonge »).  

Il est très simple de contrer ses affirmations, néfastes pour la santé et l’environnement. Déjà, parce que l’on mange trop de viande par rapport à nos besoins et ensuite parce que les protéines, qui participent à la création du muscle, se retrouvent dans beaucoup d’autres aliments. Attention à l’excès de protéines car selon l’inca, près de 45% des protéines consommées sont superflues ! 

Par exemple, on peut trouver des protéines dans :  

  • Les légumineuses : lentilles, haricots, pois, fèves, soja dans toutes ses formes…  
  • Les oléagineux : les fruits secs, les amandes … Mais attention, ils sont aussi riches en matière grasses !  
  • Le seitan (à base de gluten de blé) 
  • Les céréales  
  • Certains végétaux comme la spiruline  

La viande est certes riche en protéines, mais elle est également riche en graisses saturées, en cholestérol et en hormones. Les régimes riches en viande augmentent le risque de maladies cardiaques, de diabète et de certains types de cancer. Si pour vous, vous passer de viande est impensable, il vous faudra privilégier des viandes issues d’élevage local, si possible de la volaille élevée en pleine air car faible en graisse.  

Le tout est de respecter les doses de protéine. 50g par jour pour une femme, 60g gramme par jour pour un homme et dès 50 ans,70g ! 

« Manger mieux, c’est trop cher »  

Il est vrai que certains aliments considérés comme sains, comme les fruits et légumes frais, les noix et les graines, les protéines végétales et les produits bio, peuvent être plus chers que d’autres aliments moins sains, comme les plats préparés, les aliments frits et les sucreries. Cependant, cela ne signifie pas que manger mieux doit nécessairement coûter plus cher. Il existe des moyens de manger sainement sans dépenser beaucoup d’argent !  

 

  • Planifier ses repas à l’avance, c’est aussi acheter uniquement le nécessaire en se fixant un budget et ainsi prévenir le gaspillage. Selon le ministère de la transition écologique, un Français gaspillerait environ 30kg de déchets alimentaires par an dont 7 kg de produits encore emballés ! C’est un coût dont on peut se passer en dressant une liste efficace !

Par exemple :

Et si vous n’avez pas d’idées pour cet hiver, en voici quelques unes !

D’ailleurs, saviez-vous que certains produits sont encore consommables après leur date limite de consommation ? Par exemple, les conserves, le miel, les pâtes… Pour ne plus commettre l’erreur, distinguez date limite de consommation (DLC) et date de durabilité minimale (DDM)  

 

  • Acheter des légumes de saison et d’origine française, c’est s’assurer une meilleure qualité. Ils resteront frais plus longtemps et sont généralement moins chers que ceux qui sont importés ou cultivés en serre.

Quels sont les fruits de saison ?  Téléchargez notre calendrier !  

 

  • Cuisiner soi-même est une alternative aux préparations trop sucrées, trop grasses et trop chères ! Cuisiner prend trop de temps ? Nous avons la méthode pour vous ! Le batch cooking est une technique permettant de préparer les plats de la semaine à l’avance. Fini les prises de tête ! Aussi, les ingrédients de base tels que les légumineuses, les féculents secs, les céréales et les légumes sont généralement moins chers que les plats préparés et peuvent être réutilisés pour préparer des repas diversifiés !  

 

  • Acheter en quantité raisonnée avec le vrac. Avec cette méthode sans emballage, vous prenez ce dont vous avez besoin et cela vous coûtera jusqu’à 22% moins cher que des produits pré-emballés. 

 

Enfin, il est important de rappeler qu’adopter une alimentation saine peut permettre d’économiser de l’argent à long terme en réduisant les coûts de soins de santé associés aux maladies chroniques liées à l’alimentation (le surpoids, le diabète…). Il est donc important de trouver un équilibre entre les dépenses et les bénéfices à long terme pour la santé. 

En somme, le cliché selon lequel « manger mieux, c’est trop cher » n’est pas nécessairement vrai. Il est possible de manger sainement sans dépenser beaucoup d’argent en planifiant ses repas, en achetant des fruits et légumes de saison, en cuisinant soi-même les aliments et en achetant des produits en vrac.  

Surtout en évitant le gaspillage des ressources !

chiffres manger mieux

Ensemble, nous pouvons changer les choses ! Chacun peut influer sur la chaine ! Avec de nombreuses associations comme Greenpeace, le projet eat4change de la WWF et les efforts individuels, nous pouvons améliorer notre santé environnementale et notre alimentation.  

 

 

Sources :  

https://www.sante-et-nutrition.com/reflexion-nutrition-environnement/  https://www.wwf.fr/agir-au-quotidien/alimentation  

https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/conso/conso-responsable/impact-alimentation-sur-environnement#:~:text=Nos%20choix%20alimentaires%20alourdissent%20le%20bilan,-Nous%20mangeons%20plus&text=On%20en%20conna%C3%AEt%20les%20cons%C3%A9quences,qu’un%20kilo%20de%20c%C3%A9r%C3%A9ales

https://www.greenpeace.fr/viande-produits-laitiers-bons-sante/#:~:text=La%20surconsommation%20de%20viande%20et,et%20consommer%20plus%20de%20l%C3%A9gumineuses

https://www.wwf.fr/stopauxmeathos  

https://www.mangerbouger.fr/manger-mieux

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